Thierry Clech

Thierry Clech

Travaillant exclusivement en argentique et en noir & blanc, Thierry Clech photographie au gré de ses voyages : Japon, Istanbul, Inde, Nicaragua, Ukraine... Ses images ont été exposées en France et à l’étranger (Bibliothèque Nationale de Biélorussie, Galerie Nadar, Festival Barrobjectif, Rencontres du livre et de la photographie de Tourcoing, FotoIstanbul Festival...). Il a publié deux livres en collaboration avec des romanciers français, Philippe Jaenada (« Déjà vu », aux éditions Philippe Chauveau, 2007), et Bernard Chambaz (« Imprimer le Monde », aux éditions du Tigre, 2010), ainsi que deux ouvrages consacrés au Japon et à New York, « Explosante-fixe » et « 224 West, 49th St », parus en 2015 et 2018 aux éditions Iki, dans la collection Le pont rouge.

« Photographe-voyageur, Thierry Clech saisit avec une étonnante acuité l’essence des villes qu’il explore, et nous livre des images à la fois spontanées et très construites, d’une beauté visuelle frappante, qui captent toute la richesse de l’instant. 

Elles donnent à voir des scènes à la fois caractéristiques de la vie du lieu où elles se déroulent et totalement uniques, empreintes d'une sensibilité au passage du temps et à l'impermanence des choses. Telles des vignettes croquées sur le vif par un fin observateur, les scènes dont nous devenons les témoins sont tantôt amusantes, tantôt touchantes, mais en tous cas toujours surprenantes et riches de plusieurs niveaux de lecture. Bien qu’elles soient prises sans préméditation, les photographies de Thierry Clech démontrent toutes une grande maîtrise du cadrage, une capacité innée à passer de la complexité narrative à l’épure formelle. »

Valérie Douniaux, Docteur en Histoire de l'art, spécialisée en photographie et en art contemporain japonais, éditrice.

« Thierry Clech sait voir le monde comme personne. En tout cas, il sait inscrire le fonctionnement du monde dans le rectangle de ses photos.

Et par chance, ou par instinct, ou je ne sais quoi, il se trouve souvent au bon endroit, au bon moment. Il aurait sans doute pu rester à Paris, à l'intérieur du périphérique, dans les vingt arrondissements de son jardin, et obtenir à peu près le même résultat – car un homme est un homme, où qu'il soit. Mais le monde n'est pas si grand, mieux valait le parcourir. Pour être sûr. Faire le tour. Alors il s'est transporté un peu partout sur le globe, presque au hasard, il s'est arrêté quelques instants dans une ville de l'hémisphère nord, au bord d'un champ de l'hémisphère sud, et en a rapporté des images qui montrent toutes à peu près la même chose, en surface ou au fond : l'homme au coeur de ce qui l'entoure, coincé dans son décor, étouffé, empêtré ou intégré, assimilé, mais jamais vraiment, toujours isolé, comme l'huile dans l'eau, soucieux, distrait, actif ou passif, craintif, dépassé, courageux, révolté, perdu, acharné ou éreinté. L'homme dans le décor. »

Philippe Jaenada, romancier, Chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres, Prix Femina 2017.

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