REGARDS D'ASIE

REGARDS D'ASIE

EXPOSITION COLLECTIVE DE PHOTOGRAPHIE : JAPON - COREE - FRANCE

du 30 janvier au 17 mars 2018

Vernissage mardi 30 janvier de 18h30 à 21h30

Regards d'Asie présente le travail d'artistes japonais, coréen et français autour de la même passion : sublimer le réel. Regards sur la beauté de la nature par Yeong Jea Kim et par Takeshi Shikama ; Regard sur les femmes à Tokyo par Motoki Lee ; Regard sur la vie des Sumos par Jean-Michel Voge - Portfolio de tirages noir et blanc sur papier japonais ; Regard sur l’Asie du sud-est  par Claude Guillaumin ; Regard sur le Japon par Thierry Clech dans son livre photo "Explosante-fixe" Le Pont Rouge Collection.

Yeong Jea Kim - Corée

1Tirage fine art sur papier hahnemühle - Livre photo de son travail - Tirages sur commande. Formats : 38 x 21,6 cm, 91 x 60 cm, 163 x 68 cm 

THE SEA FINALLY DRAWS NEAR WITH SOLACE

The sea depicted by Yeong Yea Kim varies with a range of seasons and conditions. The sea with snow is filled with tranquility, while the sea filled with waves is full of passion.

Kim’s photography focuses on the different faces of the sea that is ever changing its mask.

To adapt to the sea, one might also have to possess various characters and emotions as those of the sea.

To the artist who has been working on a variety of subjects for a long time, the sea resembles a birthplace that one goes back after all his years.

Howewer, one cannot produce excellent photography by getting closer to the direct nature of the sea. What is important is to convey the sea in the photographic frame and generate certain formality. 

This is because a proper formulation of formality is what constitutes art, regardless of any ardent content.

In Kim's work, he employs the format of black and white photography to simplify the face of the sea that is imbued with too much diversity. But the sea in Kim's photography is not naive. It comes as surging energy from its rich discourse and quality of sensations to deliver such characteristics through photography is not just about making images but to make one's life more fertile with the energy of the sea.

Solo Exhibition :

2015 We Wart Gallery, Seoul

2014 Insa Art Gallery, Seoul

2010 Bon Gallery, Seoul

2000 Fuji photo Gallery, Seoul

1991 Fuji photo Gallery, Seoul

Group Exhibition :

2017 International Photo Festival 2017/Séoul Art Center/Séoul/Korea

        JangteoPhoto, Sejong Center, Seoul

2015 - 1999 JangteoPhoto/Sejong Center, Seoul

2014 International Photo Festival/Seoul Art Center, Seoul

2012 Korea Art Photo Festival/Seoul

2007 With Celebrity/Sun Gallery, Seoul

Biennale 

2017 57th La Biennale Di Venezia 2017/Palazzo Mora/Venice, Italy

Award 

2009 Korean Photography Exhibition 

Takeshi Shikama - Japon

Tirages platine /palladium sur papier japonais réalisés par Motoyuki Kobo chez Amanasalto, Tokyo en 2015, signé, numérotés par l'auteur au crayon. Formats : 63,3 x 63,5 cm 

Il y a plus de 11 ans, Takeshi Shikama s’est perdu dans la forêt, au détour d’un sentier de montagne, attiré par l’obscurité des arbres. Il revient sur ce même lieu le lendemain avec une chambre photographique pour tenter de capter son essence, son âme. Depuis, il n’a cessé de photographier les forêts du Japon, des États-Unis et en Europe.

Venant d’une carrière dans le design, Takeshi Shikama déploie sa maitrise technique du langage visuel dans sa quête de fixer le temps, de rendre visible les 

secret invisibles du monde végétal. Il favorise la chambre optique pour enregistrer le plus de détails possible d’une feuille, d’un sous-bois ou d’une vallée. Son temps de pose est délibérément long, comme s’il accordait sa respiration à celle du vent, des éléments. On devine le bruissement des feuilles, le frémissement de l’eau. Ses compositions sont comme des « Haikus visuels ». Chaque photographie est construite comme un court poème, une phrase, qui restitue l’émotion de l’artiste face à un lieu, un arbre, une fleur.

Sa première série de photographie a été publiée en 2007 sou le titre Mori no Hida (Respirations Silencieuses des Forêts). En 2008, il crée une nouvelle série, Utsori (Evanescence), qui regroupe quatre thèmes : Forest (Forêt), Field (Champ), Lotus, et Garden (Jardin). En 2009, il ajoute un cinquième : Landscape (Paysage). 

En 2011, Takeshi Shikama part aux États-Unis. En autodidacte, sans être conscient d’emboîter les pas de Carleton Watkins ou Ansel Adams, il immortalise la majesté du parc de Yosemite en y apportant son regard, sa technique. Sur la côte Nord-Ouest Pacifique, il documente aussi bien l’abondance végétale que les stigmates de la déforestation. A New York, il s’intéresse aux arbres de Central Park qui se détachent devant les gratte-ciels de Manhattan et cohabitent avec les statues et les monuments. Un nouvelle série naïf : Urban Forests (Forêts urbaines) qu’il poursuit à Paris, aux Jardins du Luxembourg, puis à Milan, au Parc Sempione, et à Rome.

Takeshi Shikama accorde autant d’importance aux détails de la prise de vue qu’à l’objet photographique : l’épreuve. Il réalise ses tirages, en utilisant la technique du platine/palladium. Il applique lui-même l’émulsion, à la main, sur chaque feuille. Il dose le temps d’exposition, révèle l’image, la fixe, et sèche le tirage. Ce long processus minutieux requiert un niveau d’attention qui reflète la patience de l’artiste et l’intimité qu’il éprouve pour son travail.

En 2010, l’artiste commence à réaliser ses tirages sur un papier traditionnel, fabriqué à la main à partir de l’écorce de l’arbre japonais appelé Gampi. La finesse et la tonalité particulière de ce support apporte à chaque tirage une qualité artisanale unique et précieuse. Chaque tirage est signé, titré et numéroté par le photographe.

Collections permanentes 
Les œuvres de Takeshi Shikama sont présentes dans les collections permanentes de la Bibliothèque Nationale de France (Paris, France), le Museum for Photographic Arts San Diego (Californie, États-Unis), le Museet for Fotokunst Brandts (Odense, Danmark), le Museum of Fine Arts, Houston (Texas, États-Unis), le Davison Art Center, Wesleyan University (Connecticut, États-Unis), le Portland Art Museum (Oregon, États-Unis), et le San Francisco Museum of Modern Art (Californie, États-Unis).

Motoki Lee - Japon 

Woman in Tokyo

Tirages argentiques d’époque sur papier baryte 2006, numérotés signés 1/10 au crayon par l’auteur. Formats : 50,5 x 61 cm

Formats : 50,5 x 61 cm

« En s’installant à Tokyo, Motoki Lee est frappé par l’immensité citadine qui l’entoure et expérimente une forme de choc urbain nourri par les contradictions multiples de sa ville d’élection. Profondément épris de cette mégapole, grisé par sa démesure et par sa verticalité mais tourmenté par sa déshumanisation inéluctable, Motoki Lee imprimera une dimension intimiste inattendue à tous ses clichés marqué par balancement incessant entre répulsion et attraction. L’univers de Motoki Lee se déplace à la frontière du réel, proche du cinéma de Spike Jonze (Being John Malkovitch), entre cauchemar et monde imaginaire.

Ses photos, définissant une mégapole par le biais de ses habitants, peuvent angoisser le spectateur et révéler ses inquiétudes ou le ravir d’une émotion partagée. La nuit tokyoïte prend des allures d’usine en surproduction tandis que les couloirs de métro dévoilent des passages secrets, le mobilier urbain peut devenir menaçant et une ligne blanche au sol se transformer en mur invisible. Le travail de Motoki Lee fait appel à notre perception de l’intime et les contrastes de la lumière avec l’obscurité laissent la possibilité de se perdre dans l’image, de mouvoir à l’intérieur de celle-ci, de se situer hors du temps.

Entre flexibilité et mobilité, entre immédiateté et intemporalité, les représentations fluctuantes de la figure humaine, issues de l’univers visuel et spirituel mis en regard, abordent des notions fondamentales, telles que l’identité, l’être et le paraître, le rapport de l’homme aux choses, aux autres, au monde.

Par l’objectif de Motoki Lee, les différents visages de la mégapole, se décomposent en une série saisissante de portraits individuels et collectifs des humains qui la constituent. » Expo Motoki Lee Paris 2009 www.Temporal-Shock.com

Jean-Michel Voge - France

Portfolio n° 2/3 Tirages argentiques sur papier japonais. Formats 60 x 80 cm

« J’ai eu la chance de passer deux semaines dans l’intimité de deux équipes de sumo à Tokyo en 2009 pour un reportage pour Le Figaro magazine.De ces photos j’en ai extrait une vingtaine pour les rassembler dans un port folio 

Toutes les photos sont imprimées sur du papier japonais entièrement fait à la main ( factory) ce qui fait de chaque feuille un original à part entière » 

Jean–Michel  VOGE est un photographe français né le 10 mai 1949 à Valence (Drôme).

Juriste de formation puisqu’il a obtenu un doctorat de troisième cycle en droit des affaires et droit fiscal et pratiqué l’audit pendant trois ans, il se tourne néanmoins très rapidement vers la photo, il devient photographe professionnel dès 1978, et enchaîne de nombreuses collaborations avec des magazines tant français qu’étrangers.

Thierry Clech - France

Tirages argentiques réalisés sous agrandisseur sur papier baryté, numérotés, signés sur 10 exemplaires. Formats : 40 x 50 cm, 60 x 90 cm, 80 x 120 cm

Travaillant exclusivement en argentique et en noir & blanc, Thierry Clech photographie au gré de ses voyages : Japon, Istanbul, Inde, Nicaragua, Ukraine… Ses images ont été exposées en France et à l’étranger (Bibliothèque Nationale de Biélorussie, Galerie Nadar, Festival Barrobjectif, Rencontres du livre et de la photographie de Tourcoing, FotoIstanbul Festival...). Il a publié deux livres en collaboration avec des romanciers français, Philippe Jaenada (« Déjà vu », aux éditions Philippe Chauveau, 2007), et Bernard Chambaz (« Imprimer le Monde », aux éditions du Tigre, 2010), ainsi que deux ouvrages consacrés au Japon et à New York, « Explosante-fixe » et « 224 West, 49th St », parus en 2015 et 2018 aux éditions Iki, dans la collection Le pont rouge.

Thierry Clech est également romancier et scénariste pour le cinéma.

« Photographe-voyageur, Thierry Clech saisit avec une étonnante acuité l’essence des villes qu’il explore, et nous livre des images à la fois spontanées et très construites, d’une beauté visuelle frappante, qui captent toute la richesse de l’instant. Elles donnent à voir des scènes à la fois caractéristiques de la vie du lieu où elles se déroulent et totalement uniques, empreintes d'une sensibilité au passage du temps et à l'impermanence des choses. Telles des vignettes croquées sur le vif par un fin observateur, les scènes dont nous devenons les témoins sont tantôt amusantes, tantôt touchantes, mais en tous cas toujours surprenantes et riches de plusieurs niveaux de lecture. Bien qu’elles soient prises sans préméditation, les photographies de Thierry Clech démontrent toutes une grande maîtrise du cadrage, une capacité innée à passer de la complexité narrative à l’épure formelle. » Valérie Douniaux, Docteur en Histoire de l'art, spécialisée en photographie et en art contemporain japonais, éditrice

« Thierry Clech sait voir le monde comme personne. En tout cas, il sait inscrire le fonctionnement du monde dans le rectangle de ses photos. Et par chance, ou par instinct, ou je ne sais quoi, il se trouve souvent au bon endroit, au bon moment. Il aurait sans doute pu rester à Paris, à l'intérieur du périphérique, dans les vingt arrondissements de son jardin, et obtenir à peu près le même résultat – car un homme est un homme, où qu'il soit. Mais le monde n'est pas si grand, mieux valait le parcourir. Pour être sûr. Faire le tour. Alors il s'est transporté un peu partout sur le globe, presque au hasard, il s'est arrêté quelques instants dans une ville de l'hémisphère nord, au bord d'un champ de l'hémisphère sud, et en a rapporté des images qui montrent toutes à peu près la même chose, en surface ou au fond : l'homme au coeur de ce qui l'entoure, coincé dans son décor, étouffé, empêtré ou intégré, assimilé, mais jamais vraiment, toujours isolé, comme l'huile dans l'eau, soucieux, distrait, actif ou passif, craintif, dépassé, courageux, révolté, perdu, acharné ou éreinté. L'homme dans le décor. » Philippe Jaenada, romancier, Chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres, Prix Femina 2017.

Claude Guillaumin - France

Tirages originaux d’époque sur papier baryté. Epreuves d’artiste. Tirages non encadrés. Formats 20 x 30 cm et 50 x 70 cm

« Claude Guillaumin, photographe de Mode et de Beauté nous invite à découvrir ses photos réalisées en Asie du Sud Est sans but précis, sinon le désir d’ouvrir les yeux sur le nature et les hommes. A l’arrivée, un carnet de voyage riche, divers, chatoyant, insolite, d’une rigueur austère que vient égayer un sourire ou un clin d’oeil.

La photographie y est toujours à dimension humaine. Claude Guillaumin part à la rencontre de l’autre allant à l’essentiel pour fixer la beauté subtile, l’aura de grâce, la vérité, la spiritualité qui transparaissent sous la pauvreté, la vieillesse, le dénuement ; aucune tristesse dans le constat, mais le témoignage d’une certaine joie de vivre où du moins l’acceptation fataliste et sans rancoeur de ce qu’est la vie  à l’ombre de Bouddha ; tant de dignité dans les regards et les attitudes des personnages qui fixent l’objectif sans le moindre artifice…

Ce qui frappe dans ces images, c’est l’apparente simplicité des compositions graphiques ; mais le comble de l’élégance n’est-il pas de masquer la recherche, l’effort et le travail derrière une claire évidente ? En maître de l’image, l’artiste nous rappelle que la photographie peut demeurer source de connaissance, de partage, d’émotion et de méditation.

Question d’oeil et de générosité ; Claude Guillaumin possède l’un et l’autre. » 

Robert de Laroche

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